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montfrinalunisson


Almanach provençal

Publié par montfrinalunisson sur 4 Novembre 2012, 09:08am

Mois de Novembre

 

Galère

Les galères ont été affectées aux travaux forcés à partir du règne de Charles IX. C'est de Marseille qu'est daté le premier document qui fait état de "la peine des galères", par une ordonnance de Charles IX en novembre 1564.

La chiourne des galères était fournie par les condamnés aux travaux forcés et par les Turcs. Sous cette appellation, on comprenait tous les musulmans faits prisonniers ou achetés comme esclaves, qu'ils fussent réellement Turcs du levant, nègres du Sénégal ou barbaresques de l'Afrique du nord. Le prix moyen des Turcs achetés était de quatre cent livres.

    

 

Funérailles

Autrefois, les femmes étaient exclues de la participation au cortège, à l'exception des obsèques d'enfant. A Arles, les femmes non proches parentes ont commencé à participer aux funérailles pendant la guerre de 1914, à cause, dit-on, du manque d'hommes ; elles portaient le velet, long voile de mousseline blanche qui enveloppe la tête et retombe de chaque côté du corps.

Les dames étaient séparées des hommes, dans la rue comme elles le sont dans l'église, à la messe d'enterrement.

Châtaigne

Le 23 novembre, foire de la châtaigne à la Garde-Freinet.

Dicton des olives

 A la toussant

L'oulivo à la man       

Per santo Catarino    

  L'oli es à l'oulivo,

Per san Blaï,

L'es encore maï.

 olivier

Cochon

Lorsqu'on tuait le cochon , autrefois, le "grand-repas", réunissait les voisins : fricassée de foie haché et aromatisé, boudin aromatisé à la sauge, et selon les régions la tarte aux gratihoun, les raviolis de Massagaret ou beignets fourrés de fricassée.

 


Sucre

Il y a dans le terroir quelques palmiers dont le fruit ne mûrit pas. On y avait cultivé, dans le XVIème siècle, des cannes à sucre qui furent abandonnées quand le commerce de l'Amérique et la modicité du produit eurent fait sentir l'inutilité de cette culture. Le sucre n'a été connu en Europe que sous le règne de l'empereur Frédéric II, vers l'an 1230. Il fut apporté en Sicile par les juifs, avec l'indigo, et quelques autres plantes étrangères.

 

 

 Le Languedoc de l'ancien régime

Tandis que le Languedoc est secoué par des luttes sanglantes, Louis XIV promulgue en 1666, un édit pour la construction d'un canal de communication des deux mers océane et méditerranéenne pour le bien du commerce . L'objectif du canal est de relier la Gascogne au Languedoc, afin d'éviter le détour par Gibraltar.

Le roi adopte le projet du percepteur de la province, Pierre-Paul Riquet, originaire de Béziers. Plus de dix mille hommes travaillent sur le chantier pendant quinze ans. Voie d'eau de 240 km entre Toulouse et la méditerranée. Plus rapide que la route, le canal des deux mers, puis appelé canal du midi après la révolution française, apporte à la province un épanouissement économique.

 

La construction de routes, ordonnée par l'intendant de la province Basville, permet de désenclaver les zone isolées.

L'agriculture et en particulier la viticulture, se modernise. La vinification est améliorée par le processus de chaptalisation. Le port de Sète exporte vers l'atlantique et la mer baltique.

L'industrie textile est en plein essor. Des manufactures de coton s'ouvrent en Languedoc. Nîmes est l'une des grandes villes manufacturières de France.

Les foires bénéficient de ces productions et celle de Beaucaire devient la plus grande du royaume.


L'élevage du vers à soie se répand. L'exploitation du charbon atteint le stade industriel à Alès .

Au XVIIIème siècle les villes se tranforment.

Montpellier engage dès 1689 la construction de la place royale


A Nîmes , on décide d'engager des travaux pour réguler l'Agau, cours d'eau qui alimente les lavoirs de la ville. Mareschal conçoit un jardin, à la fois parc archeoloqique et lieu de détente : le jardin de la fontaine.


A Toulouse, les capitouls se font construire un nouveau palais : le capitole.

 

Eugène Trinquier

"Mémoires pour servir à l'histoire de Montfrin"

Boucherie close, pêche, écoles et justice de paix.

Boucherie close était située à gauche, en entrant par Entrevilz, elle avait sous sa dépendance l'abattoir, vulgairement appelé Tuadou. Ce dernier local touchait, au midi, la porte du Salin, les consuls votèrent des fonds pour son agrandissement le 22 janvier 1614.

Jusqu'à la révolution de 89 ; les seigneurs du château jouirent du privilège de payer la viande à raison de trois deniers de moins la livre.

Pêche

Le droit de pêche appartint exclusivement aux seigneurs. La liberté de pêcher dans la rivière du Gardon ne fut accordée aux habitants que par jugement rendu par les commissaires du roi le 13 mai 1684.

Ecoles

Persuadés que l'instruction est la base et le soutien de toute bonne administration, les consuls ne négligèrent rien pour en développer les germes au sein de la jeunesse.

Le 22 octobre 1623, par acte reçu de Me Trinquier, la direction des écoles, comprenant alors la lecture, l'écriture, l'escompte, l'arithmétique, la grammaire et la langue latine, fut confiée aux MM Charles-François Maurice, bachelier en droit, et Claude de Prouvichers, écrivain.

Le 4 octobre 1680, la ville mit un prêtre à la tête des écoles. Cet éclésiastique prit l'engagement de dire la messe, pendant toute l'année, à la chapelle des pénitents noirs.

Le 20 mars 1780 le sieur Laborderie, muni de lettres des grands vicaires d'Uzès, fut installé régent des écoles.

 

Justice de paix

La création des cantons ayant été décrétée par la loi du 24 août 1790, Montfrin devint le chef lieu de celui qui devait porter son nom ; il se composa des communes de Meynes, Sernhac, St Bonnet et Lédenon.

Un nouvel ordre de choses ayant fait passer Montfrin de l'arrondissement d'Uzès dans celui de Nîmes.

Fin 1801 parut l'arrêt fixant definitivement à 38 le nombre des cantons.

Le 17 février 1805 , le conseil municipal délibéra pour réclamer l'établissement du chef-lieu du canton à Montfrin. Rien ne fut négligé pour faire valoir la justice et l'utilité de sa demande.

Tous les avantages puissants furent méconnus et les incessantes sollicitations d'une femme de cour l'emportèrent en faveur d'Aramon, contrairement aux intérêts de la grande majorité du canton.

 

PASTORALES

Poèmes Maurice Sirvain

Images d'automne

  • J'adorais les matins des premières rosées,
  • Précieux arcs-en ciel de perles, déposées
  • Sur les fleurs au jardin, sur l'herbe du sentier,
  • Sur les frêles rameaux du mourant noisetier...
  • Un orage parfois venait troubler la fête;
  • Il suffisait de peu, mais la mise défaite
  • De la proche prairie aigrissait mon humeur ...
  • Grain d'une fin d'été, si volontiers semeur
  • De beaux cèpes charnus sous les hautes futaies
  • De mélèzes géants, de bancales hêtraies...
  • Veillant sur le troupeau qui broutait dans le champ
  • L'éteule reverdie, aux pleins feux du couchant,
  • Il m'arrivait aussi de cueillir pêle-mêle
  • Quelque rosé des prés ou bien la coulemelle,
  • Tête haute sur pied, aux séduisants appas
  • Agrément savoureux de succulents repas ...
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