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montfrinalunisson


Montfrin au néolithique

Publié par montfrinalunisson sur 25 Septembre 2012, 13:45pm

MONOGRAPHIES D’ARCHEOLOGIE MEDITERRANEENNE

 

Archéologie du TGV Méditerranée (tome 1-08/2002)

Occupation Chasséenne, néolithique et chaolithique du site Réal à Montfrin

(Christelle Noret)

 

le réal 001

 

Les travaux ont permis la mise à jour de nombreux sites notamment préhistoriques. Parmi ceux-ci, le Réal (Montfrin) a fait l’objet de plusieurs occupations successives ; au Néolithique moyen, au Néolithique récent et au Chaolithique.

Plus généralement, ces travaux permettent aux archéologues et à l’ensemble des chercheurs travaillant dans les disciplines associées, de disposer d’une base de données inédite et de grande qualité sur les 10 000 dernières années.

Conditions de la découverte

Des diagnostics ont été réalisés, de novembre à décembre 1995 pour le Réal 1, et mars-avril 1996 pour le Réal 2. Enfin seul le site Réal 1 a fait l’objet d’une fouille

Les creusements (fosses, trous de poteaux) sont situés sur les légers reliefs, alors que les structures empierrées (foyers, vidanges, calages) sont préférentiellement installées dans les dépressions.

Le mauvais état de conservation des tessons récoltés dans la dépression n’a permis que quelques collages. Les profils sont donc rares et représentés, pour l’occupation supérieure, par une coupe à carène vive, bord droit et fond probablement très bombé, et un micro-vase à bord droit et fond rond.

Dans les fosses, le mobilier est inégalement réparti : relativement abondant dans les comblements de nature domestique.

Les niveaux d’occupation du paléochenal renferment peu d’outils et la plupart sont situés en périphérie des structures supérieures

Tout ou partie des fosses, dont nous ignorons la fonction originelle, a pu servir de structure de stockage. La notion d’agriculture est encore confortée par la présence, dans le remplissage de plusieurs foyers, de fragments de meules et molettes.

La proximité directe du Gardon et par là même du Rhône, a certainement joué un rôle prépondérant dans le choix de l’emplacement, comme c’est le cas pour la plupart des sites chasséens de plein air. Outre un moyen de communication et d’échanges, la rivière est aussi bien évidemment fournisseur d’eau et d’alimentation.

 

 

 001

Si rien n’indique une continuation ou une interruption entre les cultures Néolithique moyen et récent, nous constatons que les premiers n’ont pas étés perturbés par les suivants.

Les premiers aménagements sont chasséens, auxquels succède une petite implantation du néolithique récent A la période chalcolithique, un groupe fontbuxien a laissé de nombreux témoignages, notamment mobiliers, sur une culture qui est encore peu connue hors des paysages de garrigue.

La culture matérielle

La céramique est abondante et généralement bien conservée. Les grandes jarres sont rares, les vases de petit et moyen volumes sont les plus représentés. Les outils sont rares, burin d’angle, racloirs, lamelles en silex blond de tradition chasséenne

 

L’inhumation

La sépulture repose directement sur le substrat, sans creusement apparent. Aucun mobilier particulier ne l’accompagne. Le sujet de sexe masculin et mesurant 1,67m, repose en décubitus latéral gauche, la tête au sud-est. L’âge se situe entre quarante et cinquante ans.

 

002

 

Conclusion

Les structures chalcolithiques du Réal suggèrent cependant une spatialisation des activités, avec une zone de silos et de fosses consacrée au stockage et à la conservation des productions agraires et plus au sud, les aménagements et sans doute proches de l’habitat.

Une telle distribution et organisation de l’espace évoque une installation durable et continue.

L’implantation du Réal présente finalement un double intérêt : elle apporte quelques connaissances supplémentaires sur la présence fontbuxienne en plaine dans une microrégion où peu de sites de cette période ont été fouillés, elle présente un lot de céramique de qualité et d’une grande homogénéité qui semble ne faire référence à aucune série connue.

C’est par l’archéologie que nous découvrons les racines matérielles de notre civilisation, par elle nous sont révélés les mécanismes des grands changements qui ont peu à peu permis le monde d’aujourd’hui. C’est elle aussi qui nous raconte les origines lointaines de nos techniques, remontant jusqu’aux premiers outils d’il y a près de trois millions d’années, et de nos corps, ces pauvres carcasses que l’on a pu appeler fossiles vivants parce qu’elles n’ont pratiquement pas changé depuis près de cent mille ans.

neo.jpg

 

 

 

 

Le Néolithique est une période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance basé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie en céramique. Ces mutations sont telles que certains auteurs considèrent le Néolithique comme le début de la Protohistoire1.

 

Le mot « Néolithique » (du grec νέος, néos, nouveau, et λίθος, líthos, pierre) désigne littéralement le « nouvel âge de la pierre ». Ce terme a été proposé en 1865 par le préhistorien John Lubbock.

Le nom « Chalcolithique » a été forgé par les préhistoriens à partir des racines grecques khalkos (cuivre) et lithos (pierre). Ainsi, le Chalcolithique est la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre travaillé », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures de la fin du Néolithique en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

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